|
Ah, souvenez-vous, Fly !
Discrètement diffusé sur le Club
Dorothée, J'ai Lu avait sauté
sur l'occasion au moment du lancement de sa branche
manga, et on peut dire que l'éditeur avait
eu le nez creux.
Et pourtant : impression souvent désastreuse,
traduction douteuse... Il y avait de quoi redire
! Mais les ventes avaient suivi. Autant dire que
Tonkam avait une opportunité à saisir,
et en a profitée. Papier de qualité,
respect de la version originale, adaptation et
traduction entièrement revue (Fly retrouve
ainsi son véritable prénom, Daï.)...
Les efforts ont été fournis, et
pour un prix plus que correct. Si cette optique
demeure, les fans ne pourront en rien critiquer
la forme.
Et sur le fond... Eh bien, la saga a tout de même
pris un petit coup de vieux, il faut bien l'admettre.
Pur shônen d'aventure, évitant d'ailleurs
certains fléaux du genre comme la montée
en puissance sans limite - le fait est que l'intrigue
démarrant dès le tome 2 demeure
la même jusqu'au bout -, la série
demeure malgré tout souvent trop schématique,
voire répétitive (ah, les résurrections...),
surtout dans ses premiers volumes.
Daï n'étant pas non plus un monstre
de charisme, les auteurs semblent avoir rapidement
choisi de s'appuyer sur les seconds rôles,
une bonne idée, qui aura tout le temps
d'être exploitée tout au long des
37 tomes constituant la saga.
Il n'en reste pas moins que l'intrigue et l'univers
sont tout ce qu'il y a de plus classique, surtout
si vous êtes amateurs de RPGs japonais,
le tout servi par un dessin plus détaillé
qu'il n'y paraît, à la rondeur parfois
toute feinte.
Un premier volume qui séduira sans doute
d'emblée les nostalgiques, les autres se
révélant probablement plus circonspects...
Mais le décor est posé pour la suite,
et sans changement majeur à prévoir,
ainsi que le confirme le suivant, dans la ligne
droite de la thématique précédemment
exposée, entre action et bon sentiments.
Les enjeux ont beau augmenté par la suite,
le manga semble avoir trouvé ses limites
dans les 5 premiers volumes. Ce que la suite confirmera.
Avec plus ou moins de bonheur selon les lecteurs
!

|