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Pour débuter
sa nouvelle collection Gochawon consacrée
aux manhwa (bandes dessinées coréennes),
Soleil propose Dangoo de Park
Jung Ki, série comptant actuellement 6
volumes. Après les ratés de la branche
manga, il va sans dire que nombre de lecteurs
sont devenus plutôt frileux.
Que découvre-t-on donc dans le premier
volume ? Des duels, affrontements, et autres mêlées
! Pour ainsi dire, ces 200 pages ne sont qu’une
succession de coups de sabre, de membres tranchés,
de gerbes de sang, etc. Le résultat ne
se révèle pas pour autant gore,
puisque l'auteur a choisi une approche très
stylisée, mettant l'accent sur un trait
des plus fins et fouillés.
Inutile de préciser que sur le plan de
l'histoire, ce n'est pas la même chose,
avec des séquences de dialogues visant
au plus bref, ce qui nous épargne cela
dit des tirades lourdes et maladroites. La narration
quant à elle n’est pas toujours très
efficace, mais très vivante, offrant aux
lecteurs des plans assez surprenants, rythmant
toutefois les combats avec une certaine justesse.
Ce premier volume n’est de toute façon
qu’une introduction, et préserve
de fait encore de nombreux secrets, qu'il s'agisse
des personnages ou de ce cadre fantasy. L'intrigue
dispose en tous cas de plusieurs pistes possibles
à explorer, et étant donné
la longévité de cette série
en Corée, on peut espérer un minimum
de tenue.
Vengeance, disgrâce, honneur, pouvoir, personnages
charismatiques se prenant en permanence au sérieux,
nous n'avons là pour l'instant qu'un manhwa
d'action placé dans un univers de magie
encore bien nébuleux.
S'il n'est donc pas question d'un choc comme la
découverte du Nouvel
Angyo Onshi, il n'y a quoi qu'il en soit
pas de quoi condamner cette bande dessinée
dès le départ... Mais il lui faudra
en démontrer davantage pour espérer
se tailler une place... au soleil ! Un défi
en partie relevé après lecture du
second volume, qui sans mettre de côté
ses accents guerriers, laisse entrevoir autre
chose que des duels sans fin. La sobriété
prégnante - pas de délirantes créatures
magiques, etc... - s'impose par petites touches
jusqu'au dernier volume paru, le 4, sans que le
souffle du récit en pâtisse, et la
qualité des dessins, rappelant parfois
Vagabond, demeurant constante..,

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