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Alors que Algernon
Woodcock nous a habitués à poser
l'ambiance, avec plusieurs albums à chaque
fois, ces deux volumes de contes jouent la carte
des histoires courtes.
Et c'est une réussite ! Bien sûr,
on ne peut pas exiger de ces récits plus
brefs la même ampleur ou profondeur, mais
leur formule et souvent leur conclusion contribuent
à rehausser l'impression d'ensemble, d'une
chute savoureuse, et non dénuée
de réflexion. Cet aspect "fable à
écouter au coin du feu" est parfaitement
introduit par les rares interventions de Sorel
à la plume.
Les ingrédients sont quoi qu'il en soit
exactement les mêmes : le cadre de la lande,
le folklore local, les chats bien sûr, et
divers autres touches caractéristiques
de l'univers mystérieux d'Algernon.
Certes, sur le plan des dessins, on regrette toujours
que Guillaume Sorel ne prenne pas tout en charge,
comme pour la série principale, mais Gwendal
Lermercier ne démérite pas
pour autant, quand bien même n'est-il pas
au niveau : peu le sont, face à Sorel !
Le type de graphisme et les couleurs restent dans
le même ton, très fidèle à
la patte Sorel, peut-être même un
peu trop justement pour ne pas souffrir de la
comparaison (ce qui ne l'empêche pas de
s'améliorer au fil de l'album).
En somme, si vous connaissez et avez apprécié
la série principale, pas de doute, vous
ne pouvez les manquer. Si ce n'est pas le cas,
autant tout de même débuter par la
série principale...

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