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Premier volume d'un
manga de Norihiro Yagi plus connu précédemment
pour oeuvrer dans l'humour, Claymore joue la carte
d'une certaine noirceur, et d'un cadre moyenâgeux
loin d'une heroïc fantasy de pacotille multipliant
les peuples et les tours de magie.
On erre dans la campagne, de village en village,
traversant sous-bois et rocailles tout aussi froids
et nus... La vie semble s'être retirée
de ces régions désolées,
à mesure que les démons imposent
leur loi, non pas par le biais d'armées
dévastant les champs de bataille, mais
beaucoup plus insidieusement.
C'est là que réside principalement
la force du titre, pour l'instant en tout cas.
Car composé de petites histoires, même
si celles-ci sont liées et chronologiques,
ce premier tome nous laisse dans l'attente des
développements futurs. De fait, difficile
de le juger autrement qu'intriguant et prometteur.
Même si le personnage de Raki n'a rien de
bien intéressant à proposer en comparaison.
Sur le plan des dessins, le trait de Yagi est
très propre, très clair, très
lisse. Autant dire qu'il participe à la
froideur ambiante. Parfois un peu maladroit ou
statique malgré tout, l'auteur compose
des visages étranges, qui là encore
peuvent être considérés comme
partie prenante de l'ambiance toute particulière
de ce titre, qu'il serait fort dommage de limiter
à une sorte de Berserk
au féminin.
Avec le volume 2, on ne peut nier être intrigué
un peu plus encore, et ce, dans le bon sens du
terme, tout en conservant une bonne dose d'étrangeté,
dont il faudra bien lever le voile par la suite,
car sur le fond, les scories demeurent, sans trame
générale pour nous passionner. Ce
qui change enfin dans le suivant, avec l'ouverture
d'une analepse prolongée qui là
encore pourrait cela dit rappeler Berserk,
mais dédiée à l'enfance de
Claire, et notamment à sa protectrice,
la mystérieuse Thérèse...
Parvenue à sa conclusion, les choses se
décantent enfin !
Un manga qui continue petit à petit de
monter en puissance... tout comme ses héroïnes
!

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