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S'inscrivant évidemment
dans la lignée des albums de La Geste...,
voici une collaboration un peu à part,
puisque l'on retrouve donc pour l'occasion une
artiste coréenne au dessin, une pagination
différente... bref, un hors-série
en somme !
Car pour le reste, il faut dire que le lecteur
ne sera pas dépaysé. Que ce soit
dans les thèmes, ou le traitement. Le refus
d'admettre la vérité, la corruption
du pouvoir, la religion, le sacrifice, la douleur
des enfants pris au coeur des conflits... Ils
sont nombreux, et on ne peut évidemment
pas réclamer le même traitement que
dans le cadre d'un roman de 500 pages.
Pour quelqu'un qui n'aurait encore jamais ouvert
un album de la Geste, pour des raisons graphiques
par exemple, cet album-ci réussit à
poser les bases et principes du cycle en 60 pages,
ce qui n'est déjà pas si mal. Mais
l'histoire elle-même sonne creuse, sans
compter que le cadre - et notamment la place de
la femme dans cet univers - ne sont pas autant
exploités que dans certains albums précédents.
Cependant, souvenons-nous que nous avons en fait
là affaire à un journal, comme les
dernières planches le soulignent de façon
très directe.
Le graphisme lui aussi, ne séduira pas
tout le monde : les premières planches,
inondées de teintes rougeoyantes, bien
qu'illustrant le Veill, risquent de couper net
l'envie de découvertes, alors que Dohé
proposent tout de même certaines planches
beaucoup plus équilibrées. Toutefois,
l'ensemble demeure terriblement lisse, et souvent
par trop statiques. De jolies illustrations souvent,
mais dans le cadre d'une bande dessinée,
il y a tout de même à redire.
Un album qui se révèle donc loin
d'être indispensable, sans être désagréable
pour autant !

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