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Buso
Renkin... Quels jeux de mots allons-nous obtenir avec un
titre pareil ! Mieux vaut ne pas commencer, surtout quand la
qualité de l'oeuvre en question s'avère
finalement assez douteuse.
Watsuki a bâti son succès sur Kenshin
le Vagabond. Depuis la fin de celui-ci, il faut bien avouer
qu'il n'a jamais retrouvé ledit succès
auprès des lecteurs. Un manga de western ne comptant que
deux tomes, et ce Buso Renkin qui n'a pas
dépassé les dix au Japon, où il s'est
terminé. Quand on sait que les derniers volumes de Kenshin
avaient déjà déçu une
majorité de lecteurs, on pouvait se demander si le
départ de ses prestigieux assistants (les auteurs de Shaman
King et One
Piece, rien de moins !) ne lui avait pas
porté un coup fatal.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'inspiration ne semble pas
vraiment avoir fait son retour ! Si Watsuki connaît les codes
du shônen sur le bout des doigts, il les applique ici de
façon fort basique, comme s'il avait peur de risquer de
faire un faux pas. Le résultat, c'est un manque flagrant
d'originalité, et plus encore l'ennui qui s'installe
dès les premières pages... Le cadre alchimique
quant à lui ne convainc pas pleinement non plus : il
faudrait patienter pour trancher : surf sur la vague Fullmetal
ou sincère mise en avant. Mais au bout de 4 volumes, la
décision est désormais quasiment prise.
Le dessin ne sauve pas vraiment les meubles pour autant. Si le
découpage est toujours dynamique, la tendance à
l'épure de l'auteur, déjà
prégnante par le passé, n'a pas
changé. Le look des personnages ou de leur environnement
n'étant lui pas pas forcément très
inspiré, il suffit maintenant de jeter un oeil aux seules
couvertures, et même si Watsuki est toujours capable de
bonnes trouvailles ici ou là...
Bref, pas de quoi sauter au plafond, vous l'aurez
déjà deviné. Rien de
déshonorant non plus, surtout à mesure que
l'histoire progresse, mais on aurait aimé tellement plus,
quand bien même les choses s'emballent lors d'un final
quelque peu précipité...
Un contraste d'autant plus frappant quand on le lit quelques jours
après un volume de Fullmetal
Alchemist.

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