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Prendre la suite
d'un poids lourds tel Neil
Gaiman n'est pas chose aisée, surtout
lorsque celui-ci était en prime accompagnée
d'Andy Kubert au dessin. Et ce "tome 3"
en apporte la preuve : s'il n'est pas mauvais,
il n'apporte pas grand chose à l'univers
élaboré par le duo précédent.
Rien de vital, voilà qui est certain.
Prenant comme point de départ la suite
immédiate du premier 1602,
cette suite directe met l'accent sur le duo Peter
Parquagh et David Banner, alias les Spider-Man
et Hulk (bien plus réussi d'ailleurs) de
ce monde-là. Pas de signe des 4 Fantastiques
par exemple. Ce qui tombe bien pour Marvel,
puisque l'éditeur a déjà
programmé une autre
suite, rien que pour eux ! De quoi renforcer
les "soupçons" de coups commerciaux
passant avant tout autre intérêt...
S'il est toujours amusant de repérer des
clins d'oeil à la culture comics de la
Maison des Idées, cette fois une version
d'Iron Man ou bien un Jonah Jameson rédacteur
en chef d'un journal nommé le Daily
Trumpet, l'histoire elle-même ne se
révèle pas des plus palpitantes,
et ne bénéficiant plus du parfum
de nouveauté existant précédemment.
Quant aux dessins, si le cachet particulier des
croquis inédits proposés ne manque
pas de charme, les planches ne sont de leur côté
pas forcément ce que l'on a vu de mieux
récemment, sans forcément démériter,
de par leur caractère bien lisse (mais
avec de jolis dinos !) et sans grande personnalité.
En somme, un produit sans guère de relief,
pas loin d'être de seconce catégorie,
sans pour autant tomber dans la débandade
la plus totale, bien sûr. Pour 10€,
à vous de voir si le jeu en vaut la chandelle...

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