Vous êtes ici : Page d'accueil > Fantasy > Cycle Bd Fantasy > Terres d'Ombre > L'Intégrale


L'Intégrale

Tome du cycle : Terres d'Ombre
ISBN : 978-284055993-1
Catégorie : Bd
Dessinateur : Christophe Gibelin (Proposer une Biographie)
Auteur : Benoit Springer (Proposer une Biographie)

Depuis que l’empereur de Suy Tramahl a déclaré la guerre au roi Zynski, les affaires vont de mal en pis pour Miecq et son acolyte Lïda : plus de voyageuses à trousser, plus de marchands à trousser…
C’est donc dans la capitale de l’empire que les deux « tire-laine » iront chercher meilleure fortune. Mais si l’accès à la cité fortifiée se révèle difficile, ce n’est rien en comparaison de ce qui attend les deux malfrats à l’intérieur…
Miecq et Lïda ont en effet la mauvaise idée de croiser la route d’un personnage aussi peu recommandable que maléfique et bien plus méchant qu’eux : la nécromancienne Abishag, qui se prépare, par un puissant sortilège, à faire basculer l’issue de la guerre.


Critique

Par Snowcrash, le 20/06/2008

On trouve parfois des choses intéressantes dans les BDs de plus de 10 ans. Et c’est le cas de Terres d’ombre qui sort des sentiers battus de la Fantasy (tome 1 publié en 1996). Le scénariste des Lumières de l’Amalou, Christophe Gibelin, nous livre ici une série en 3 tomes de pure Dark Fantasy, ce qui est peu courant en bande dessinée (exceptée Les Chroniques de la Lune Noire).
Les premières planches du tome 1 donne tout de suite le ton avec une scène de massacre d’une caravane de marchands par nos deux personnages principaux. Vous l’aurez compris, nos deux « héros » ne sont pas des enfants de choeur. D’ailleurs, ce duo est assez atypique, nous avons Miecq Louzi d’un côté, voleur et tueur sans scrupule, et Lïda, étrange homme-grenouille qui sert de compagnon de route et de maraudage à Miecq.
Ce duo apporte un réel plus à cette série. Lïda ne parle pas mais ses paroles sont symbolisées par des petits rébus assez drôles. Les échanges « verbaux » entre nos deux lascars apportent du piment au cours de l’histoire.
Passons d’ailleurs à celle-ci. Au premier abord, nous pourrions penser que nous sommes dans un récit classique de Fantasy avec une méchante nécromancienne qui veut renverser un royaume et deux vagabonds impliqués malgré eux dans cette histoire (et c’est le cas). Mais c’est à partir du deuxième tome que l’histoire se complique et prend également un tournant tragique pour nos deux protagonistes. D’ailleurs, deux double pages magnifiques mises en couleur à la peinture (totalement différentes du reste de l’album) racontent la rencontre émouvante et triste de Miecq et Lïda.
Et c’est au troisième tome que la nécromancienne passe en arrière-plan pour laisser place à une autre entité encore plus menaçante qui fait d’ailleurs office de voix-off tout au long de ce tome.
Ce que l’on pourrait reprocher à cette série courte, c’est d’être courte justement (bien que ce soit toujours sympathique de ne pas avoir des histoires à rallonge). En effet, en trois tomes, beaucoup d’éléments et de personnages sont apportés, en particulier dans le tome 1 ce qui rend le récit un peu confus. Par conséquent, le lecteur pourra avoir du mal à retenir le nom des personnages secondaires ainsi que le pourquoi et le comment de la guerre qui fait office de trame de fond de l’histoire.
Du côté du dessin, il n’y a rien à redire, le dessin et les couleurs de Benoît Springer s’adaptent tout à fait à cet univers sombre et violent. Ses personnages et ses jeux de lumière pourront rappeler ceux de Universal War One de Denis Barjam. Les tons de couleurs et le découpage sont excellemment maîtrisés. La lecture des planches est un véritable plaisir pour les yeux du lecteur. De plus, Springer sait très bien dessiner les nus féminins, les corps sont très bien fait ;) Et cette mise en couleur directe de plus de 10 ans n’a pas à rougir des créations graphiques actuelles réalisées par ordinateur.
Voilà donc une bonne petite série à découvrir pour ceux qui veulent lire quelque chose qui sort de l’ordinaire. Cependant ce n’est pas un must de la Fantasy et ce n’est pas une série que je relirais forcément. Mais comme je l’ai dit précédemment, la relation entre notre deux protagonistes apportent un vrai plus à cette série ce qui fera oublier un récit dense et parfois confus. Et ne vous attendez pas à un happy end, ce n’est point l’apanage de la dark fantasy.

7.0/10

Discuter de L'Intégrale sur le forum.

Dernières critiques

Derniers articles

Plus

Dernières interviews

Plus

Le héros de la semaine

Retrouvez-nous aussi sur :