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Weëna

(Ce Cycle est En Cours)

Auteur : Éric Corbeyran (Proposer une Biographie)
Dessinateur : Alice Picard (Proposer une Biographie)
Weëna

Atavisme

Nul ne décidera du sort de mon enfant ! Je réduirai quiconque approchera du berceau ! J’entends qu’on lui donne sa chance comme n’importe quel nouveau-né d’Halaskini ! Quant à toi, Mohnhow’e-la-furie, je t’abjure ! Je te maudis ! Je conchie tes prophéties ! Et je jure de te détruire si un jour tu reparais ici !
- Il est en colère, Galdec, hein mamie ?
- Oui, Gwylym… très en colère…
- Je n’ai pas tout bien compris qu’est-ce qu’il a dit…
- Il a dit que la fête est finie…

Weëna

Epreuve

Weëna et Gwylym ont été séparés après la destruction de leur village natal. Pourtant de leur future union dépend le bon équilibre du royaume de Nym Bruyn. Retenue prisonnière dans la sinistre tour d’Haggral le magicien, Weëna rencontre Opéra, une jeune esclave, avec qui elle tente d’échapper aux griffes de l’impétueux Morckoor…

Weëna

Résurgence

Tandis qu’Olja donne naissance à un foetus monstrueux, Weëna et Opéra se dissimulent dans la cale d’un bateau afin de se rendre au monastère des glaces et de s’y réfugier. Découvertes par des soldats, les deux jeunes filles fuient en se jetant dans l’eau glacée. Une fois dans l’eau, un phénomène étrange se produit autour de Weëna…

Weëna

Union

Pleurant la disparition d’Opéra qu’elle croit morte, Weëna se retrouve seule au palais des sœurs de glace de Mo’oplig. Sœur Keëtha profite de sa fragilité pour lui offrir le choix entre épouser leur foi ou retomber aux mains des griffes de Morckoor ! Un dilemme cruel auquel notre héroïne devra sous peu apporter une réponse.

Weëna

Bataille

Weëna et Opéra, toujours traquées par Morckoor, projettent de rejoindre Nym-Bruyn. De son côté, Gwylm connaît les désillusions de la vie de guerrier. Pour avoir refusé le massacre d’innocents, il est laissé pour mort par ses propres hommes. Murieal apprend la triste nouvelle et part à la recherche de sa dépouille. En chemin, elle reconnaît Morckoor. La confrontation est brutale et les souvenirs remontent…

Weëna

Voyage

Tandis que Weëna et Opéra tentent de rejoindre Nym-Buyn, le Prince Morckoor, leur ennemi de toujours, lutte contre un parasite qui lui ronge l’esprit. Pendant son agonie, il découvre l’origine du mal : chaque nouvelle croissance de la plante qui lui sert de bras occasionne davantage de douleur ! L’unique héritier de la Branche Morte mesure alors le prix de son ambition… Mais il est difficile d’effacer d’un revers de main les traditions et magies ancestrales.

Weëna

Destination

A son réveil, le prince Morckoor se découvre pieds et poings liés. Weëna, elle, reconnaît avec tendresse le visage de Gwylym. Mais leurs retrouvailles prennent une autre tournure lorsque ce dernier annonce qu’il compte livrer son prisonnier aux autorités. Weëna l’implore, Gwylym cède. Et c’est en alliés que tous les trois se rendent à Nym-Bruyn, la capitale de l’Empire, là où leur destin se jouera !

Weëna

Affrontement

C’est dans un bain de sang que le jour se lève sur Nym-Bruyn, frappée par la tragédie. Massacrés par une terrible créature sanguinaire, les souverains laissent derrière eux un trône vacant. Les prétendants se ruent pour le revendiquer, prêts à défier le prince héritier. La bataille pour la succession peut ainsi commencer et elle sera sans pitié. Mais le danger viendra aussi de l’intérieur…


Critique

Par Gillossen, le 16/01/2003

Weëna est une bande dessinée charmante à bien des égards, ne serait-ce que pour son personnage principal, et le trait caractéristique du dessin. La couverture est à elle seule enchanteresse, et il s’en dégage une douceur sereine qui donne tout de suite envie de feuilleter la BD. Mais l’histoire est toute différente ! En effet, on retrouve là un récit classique plein de bruit et de fureur, mettant en scène pêle-mêle une élue perdue dans un petit village - ici de montagne - et mal-aimée de ces congénères à quelques exceptions près, recherchée par le grand méchant local, qui évidemment, est une brute sanguinaire mais non dénuée d’ambition et de malice. S’il fallait donc juger cette bande dessinée sur ce premier tome, on ne pourrait crier qu’au manque flagrant d’originalité de son scénario, malgré quelques subtilités bienvenues (mais aussi quelques maladresses, comme cette phrase tellement convenue et qui paraît même hors contexte, “la fête est finie”). Toutefois, ce serait renier le pouvoir d’attraction des dessins, de même que de plusieurs passages, au rythme bien trouvé, peut-être parce que plus intimiste, notamment entre Weëna et son ami d’enfance, Gwylym le berger. Le mariage entre la petite et la grande histoire est toutefois réussi, et une fois la dernière planche admirée, on ne peut nier vouloir découvrir la suite.
Une suite qui a le mérite de ne pas suivre vraiment le schéma classique que l’on pouvait redouter, et donc de dissiper quelques doutes. Le trait quant à lui s’est fait plus sûr, mais conserve toujours quelques hésitations regrettables sur certaines cases bien précises. Dommage. On les retrouve dans le scénario à travers le traitement du “méchant”, quelque peu falot. En tout cas, nous aussi, on aimerait bien pouvoir se retrouver aux côtés de l’héroïne, à travers un volume 2 qui lance enfin le cycle…
Une tendance confirmée dans Résurgence, qui nous démontre une progression logique, que ce soit dans le récit, le dessin, ou la mise en couleurs, les auteurs étant chacun visiblement plus à l’aise dans leur branche respective. Un album qui commence d’ailleurs fort, et maintient le lecteur en haleine, en n’oubliant pas de rappeler certains éléments du premier laissés en plan. Si le 4e poursuit sa progression sur le plan de la mise en images du scénario, celui-ci est un poil ennuyeux, et l’on se dit que l’histoire aurait pu avancer plus vite ! Il ne s’agit pas d’une réelle déception pour autant. Car si le graphisme s’améliore par petites touches d’album en album, l’histoire, bien que bien conçue, manque de tension, ce que l’on retrouve également dans le sixième album. A se demander si avec les huit prévus pour ce premier cycle, les auteurs n’auraient pas pu concevoir une pentalogie un poil plus dense.
Toujours pas de quoi en faire un must sans doute, mais une BD qui va de l’avant et demeure sans grande difficulté agréable et recommandable.

7.0/10

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