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Les Aventuriers de la mer [BD]

(Ce Cycle est En Cours)

Auteur : Audrey Alwett
Dessinateur : Dimat (Proposer une Biographie)
Coloriste : Vincent (Proposer une Biographie)
Les Aventuriers de la mer [BD]

Vivacia

À Terrilville, les familles marchandes serrent les dents en attendant des jours meilleurs. C’est que les pirates, les serpents de mer et le gouverneur leur mènent la vie dure.
Heureusement, elles peuvent toujours compter sur leurs fabuleuses Vivenefs, ces bateaux vivants, grâce auxquelles elles continuent de régner sur les mers…

Les Aventuriers de la mer [BD]

Les Chemins de la liberté

Althéa est folle de rage. Alors que son navire vient juste de s’éveiller, Kyle lui interdit d’y mettre le pied. Mais peu importe ! Elle fera tout pour récupérer Vivacia ! Son neveu, Hiémain, a quant à lui été embarqué de force. La vie à bord s’annonce pénible pour celui qui se consacrait jusqu’ici à la prêtrise. Vivacia a beau tâcher de le réconforter, rien n’y fait…
Pendant ce temps, dans les eaux pirates, le Capitaine Kennit marche vers son destin. Coûte que coûte, il deviendra roi des Îles Pirates, alignant pour cela les actions d’éclat. Son projet n’est cependant pas du goût de tout le monde, et le flamboyant capitaine pourrait bien y laisser sa peau…


Critique

Par Gillossen, le 15/07/2014

Seul réel succès de la collection Cherche Futurs, l’adaptation de L’Assassin royal de Robin Hobb, sans se révéler vraiment convaincante, a visiblement décidé Soleil à se lancer dans celle de l’autre cycle bien connu de Robin Hobb, Les Aventuriers de la mer.
Pourtant, plus encore que les mésaventures de Fitz, cette autre saga n’est pas forcément riche en « action » et on pouvait dès lors se demander comment le passage du roman au support bande dessinée allait bien pouvoir se faire, particulièrement pour raconter les débuts du cycle, dans une succession de discussions — certes plus ou moins animées — entre personnages. Mais après tout, Hobb reste un nom vendeur, peu importe la qualité de l’adaptation…
Eh bien, celle-ci ne démarre pas si mal. Le scénario d’Audrey Alwett — qui a notamment travaillé sur SinBad ou Lord of Burger toujours chez Soleil — réussit à éviter les temps morts mais pas toujours la caricature. Le personnage de Kyle manque ainsi clairement de nuances, mais après tout, c’était aussi le cas chez Hobb. Les autres protagonistes de l’histoire, d’Althéa à Hiémain en passant par Ronica, sont fidèles à eux-mêmes. Le lecteur des romans retrouvera facilement ses repères ; aucune trahison en vue. L’histoire de ce premier album se déroule jusqu’à la disparition du patriarche de la famille Vestrit et légèrement au-delà. Autant dire que l’on semble parti pour une adaptation au long cours.
Quant au dessin, l’autre point de discorde de L’Assasin royal version BD, on peut dire que ce premier tome rassure. Le trait de Dimat, plus flatteur pour les personnages féminins que pour leurs homologues masculins, a beau donner quelques visages parfois un peu trop semblables, on apprécie son dynamisme et son expressivité. Son petit côté crayonné s’avère également appréciable. La mise en couleurs, assez banale, n’embellit pas vraiment cette mise en images mais ne lui nuit pas non plus, restant avant tout fonctionnelle.
Au bout du compte, c’est un peu le cas de l’album lui-même. Plaisant à la lecture, il n’apportera rien à ceux qui connaissent déjà le cycle de Robin Hobb, même si l’ensemble est plutôt malin, voire bien fichu. Pour les autres, oui, cette BD constitue un bon premier tome. Mais pour 14 euros, ne vaudrait-il pas mieux commencer par le matériau d’origine, comme souvent ? La question reste posée après ce premier jalon qui choisit manifestement la carte de la sécurité mais se montre déjà bien plus consistant que son prédécesseur.
À voir sur la durée… Pour le moment, on se contentera d’arpenter le quai en se demandant si l’on doit monter à bord ou pas.
Le deuxième album, qui débarque finalement à peine un an plus tard, ne nous aide pas vraiment à nous décider : globalement, il suit la même formule que précédemment, avec cette fois un focus sur le personnage de Kennit et une mise en scène aux couleurs plus agréables. Mais les non-lecteurs de Hobb, au-delà de la découverte d’un univers singulier, ne risquent-ils pas de trouver l’ensemble toujours trop lent ? C’est aussi la nature même du cycle de l’auteur, qu’une adaptation ne peut logiquement renier en bloc. Il faut donc savoir faire avec.

6.5/10

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