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Le Rêve de Jérusalem

(Ce Cycle est En Cours)

Auteur : Philippe Thirault (Proposer une Biographie)
Dessinateur : Lionel Marty (Proposer une Biographie)
Le Rêve de Jérusalem

La Milice Sacrée

Marie Langudedolce pensait que le destin de son fils, Hermance, était d’être un nouveau Christ. Mais après avoir subi l’abominable torture de l’armure des tourments, Hermance enfouit ses pouvoirs au plus profond de lui-même.
Karlis Oresund, le Live Noir, était un barbare, un redoutable guerrier balte, un massacreur d’humains. Mais, touché par la Grâce au cours de ses pillages, il met toute sa violence au service de sa nouvelle foi au sein de la milice sacrée.
Et seul lui, le Live Noir, est en mesure de révéler les pouvoirs d’Hermance Languedolce et de comprendre qu’ils sont la clef de son rêve de libération des Lieux Saints de Jérusalem…

Le Rêve de Jérusalem

L' Epreuve Divine

Trois héros, un fou de Dieu, une guerrière sans merci, un jeune homme aux pouvoirs mal maîtrisés, forment un terrible triangle guerrier et amoureux.
Karlis, « le Live Noir », mène une armée croisée à travers la Turquie. Des places fortes doivent tomber avant d’atteindre Jérusalem.
Les troupes avancent à marche forcée pour être les premiers devant Antioche. Mais les chemins montagneux qu’ils empruntent se révèlent aussi dangereux que les escarmouches incessantes des archers turcs. La peur et la faim s’installent chez les croisés.
Istvana, la belle guerrière qui commande aux terribles Tafurs, ronge son frein dans les bras de Karlis alors que les fruits des pillages attendus tardent à tomber.
Entre sa fascination pour Istvana et sa dette face au Live Noir, Hermance est lui aussi en proie au doute. Comment Hermance va-t-il assumer son destin, celui d’un nouveau « Christ », du « bras le plus puissant » de Dieu ?

Le Rêve de Jérusalem

La Blanche Lance

La lente et sanglante avancée de Croisés se poursuit vers Jérusalem. De sièges interminables en massacres impitoyables, l’armée entraînée par Karlis, le Live Noir, subit de lourdes pertes. Hermance n’accomplit plus de miracles, Karlis ne les suscite plus chez lui. Une sombre rivalité s’est installée entre les deux hommes, depuis qu’Istvana, la princesse des Tafurs, délaisse Karlis au profit d’Hermance . Les derniers actes de la tragédie de Karlis, Istvana et Hermance se mettent en place. La foi de Karlis résistera-t-elle aux assauts de la haine et de la folie, dont l’ombre s’attache de plus en plus étroitement à ses pas ? Le ciel de Jérusalem paraît bien sombre, le rêve devient cauchemar de sang, de larmes et de mort…

Le Rêve de Jérusalem

Ecce Homo

Philippe Thirault pose implacablement ses pions, aucun des trois héros n’en sortira indemne. Menée de main de maître, l’intrigue pousse à son paroxysme la passion amoureuse, l’exaltation mystique, la folie meurtrière et la haine qui finit par aveugler celui que la foi aurait dû guider. Quant au dessin de Lionel Marty, il est sans concession : la violence des combats, comme la violence des sentiments y sont rendues avec une vérité que rien n’atténue.


Critique

Par Belgarion, le 31/01/2007

Avec le premier tome, Marty et Thirault nous adressent une histoire forte relevant clairement de la dark fantasy où la violence omniprésente, le caractère désabusé des personnages et l’absence de pitié ne sont pas sans rappeler les violentes chroniques barbares de Mitton qui traitaient des invasions vikings. Chaque case voit son lot de violence et frappe l’oeil au fil de la Croisade lancée par le comte Bohémond de Tarente en direction de la Terre Sainte.
Si le cadre historique est bien présent, il sert surtout de prétexte pour mettre les personnages dans un contexte. On ne saurait qualifier la BD d’historique car il s’agit plutôt d’une histoire d’aventure et de foi. Il y a aussi de la magie mise en oeuvre, mais elle est d’origine divine et seul l’Elu, qui semble être le Nouveau Christ, peut l’utiliser avec l’aide de celui qui s’appelle l’Oeil Sacré de Dieu. L’intrigue mise en place est basée sur cette magie et les jalons sont posés lentement, bien qu’à la fin du tome 1, on ignore encore où le scénariste  veut nous mener- ce qui peut être rédhibitoire lorsque l’on sait qu’il n’y a que quatre tomes.
Les personnages, quant à eux, sont atypiques avec leurs traits secs et creusés, leur regard sombre. Nous avons d’une part le Livre Noir, mercenaire pillard reconverti à la Foi par une vision, et d’autre part Hermance, le jeune homme désabusé et torturé aux pouvoirs tour à tour de guérisseur et de guerrier. On aura beau chercher d’ailleurs, chaque personnage apparaissant dans ce premier tome est cynique, amer et violent.
Le style de dessin du Rêve de Jérusalem, avec Lionel Marty au pinceau, relève de la plus pure tradition franco-belge, loin des nombreuses séries récentes qui s’inspirent de styles de dessin étrangers et de techniques nouvelles. Âpre et dur, le trait des personnages illustre à la perfection l’ambiance violente et glauque de ce premier opus. Les décors de citéS fortifiées et de déserts sont très bien mis en valeur, mais il est dommage qu’en dehors de quelques belles cases, le reste du décor soit réduit à sa plus simple expression, avec souvent un fond uni sombre derrière les personnages.
Le Rêve de Jérusalem est donc porteur de promesses certaines, mais cette BD peut déconcerter dans un premier temps. De plus, le style de dessin et le ton sombre ne sont pas susceptibles de plaire à tout le monde.
A titre complémentaire je vous invite à voir le film de présentation du cycle.
Le tome 2 perpétue ce monde sombre et sans concession où les actions des hommes prennent un accent apocalyptique où le rouge et le noir sont les couleurs dominantes. Sans perdre d’intensité, l’intrigue évolue petit à petit au fur et à mesure de l’avancée horrifique de la Croisade et fait déjà apparaître des points de rupture entre Hermance et Livre Noir. Le spectacle reste donc au rendez-vous et la qualité de l’ouvrage ne diminue pas.
Après une longue attente les deux derniers tomes du cycle sont parus pour le plus grand bonheur des admirateurs de la série. Marty et Thirault continuent sur le même ton très personnel et parfois dérangeant qui caractérise cette oeuvre. Ainsi, le monde de la première croisade est toujours aussi sombre, sans pitié pour la vie humaine avec, à de rares exceptions près, la primauté du côté négatif de l’être humain. De même, les personnages aux traits taillés à la serpe sont souvent déformés dans leur expression et leurs proportions, ce qui accentue le sentiment d’étrangeté. Le choix des couleurs qui alternent or et ténèbres contribue aussi à donner une impression pesante et sinistre au récit. Et pourtant, l’ensemble forme une BD homogène aux dessins saisissants et souvent d’une beauté sinistre. Il faut notamment souligner les superbes scènes de bataille qui parsèment cette historie de sang, de larme et de foi.
L’histoire est prenante et nous offre un final cruellement logique qui cadre bien avec l’esprit de cette série originale qui peut rebuter au premier abord mais mérite un examen plus approfondi pour en faire ressortir les qualités.

7.5/10

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