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Cixi de Troy

(Ce Cycle est En Cours)

Dessinateur : Olivier Vatine (Proposer une Biographie)
Auteur : Christophe Arleston
Dessinateur : Adrien Floch (Proposer une Biographie)
Cixi de Troy

Le Secret de Cixi, première partie

Tout le monde se souvient du départ tonitruant de Cixi hors du palais de Xingdu, à la fin du tome 5 de Lanfeust de Troy.
Et on ne la retrouve que bien plus tard, installée à Eckmül dans une double vie, tout à la fois maîtresse de Thanos et justicière nocturne. Que s’est-il produit dans sa vie pour en arriver là ? Qu’a-t-elle fait entre-temps ?

Cixi de Troy

Le Secret de Cixi, deuxième partie

Troy, le monde où chacun possède un pouvoir magique…Désormais séparée de Lanfeust après son départ tonitruant du palais de Xingdu, Cixi décide de regagner Eckmül par ses propres moyens. Embarquée sur un navire marchant, elle fait la connaissance d’un équipage singulier de pirates, composé de filles aussi belles que dangereuses. À bord, Cixi découvre le monde magique des mers, les rigueurs de la navigation et prouve si besoin était qu’elle n’est pas du genre à se laisser marcher dessus…
Au terme d’une aventure pour le moins mouvementée en compagnie de ses nouvelles alliées, Cixi s’apprête finalement à rejoindre Eckmül sur le dos d’une bien étrange créature marine. Sur les murs de la cité, l’ombre ténébreuse ne va pas tarder à frapper ! Naturellement, de nombreux autres dangers attendent la célèbre héroïne…

Cixi de Troy

Le Secret de Cixi, troisième partie

Eckmül ploie sous le joug impitoyable de Thanos. Il a décidé d’éliminer tous les sages et de faire disparaître la magie à son seul profit. La cité vit les heures les plus sombres de son histoire.
Pourtant, un dernier espoir plane au dessus des toits. Une ombre ténébreuse lutte contre la tyrannie. Cixi, maîtresse de Thanos et justicière nocturne est soumise au plus terrible des choix, puisqu’elle porte désormais l’enfant du monstre…

 


Critique

Par Gillossen, le 25/03/2012

Passée l’impression de vouloir encore et toujours tirer sur la corde de la part de l’éditeur et des créateurs du monde de Troy, se concentrer sur Cixi et notamment sur un passage inconnu de ses tribulations paraît rapidement plus sensé qu’une énième Légende de Troy sans saveur. 
Avoir confié le dessin à Olivier Vatine également, qui se charge en prime lui-même de la colorisation. Le maître de la série B d’envergure revient ici en pleine forme, ou formes, avec une histoire qui semble rapidement faite pour lui. 
Il peut en effet s’en donner à coeur joie, avec un équipage entièrement féminin à mettre en scène, pour ainsi dire sous toutes les coutures. Cet album se révèle donc être rapidement une sorte d’apprentissage pour Cixi, qui, une fois de plus, va faire montre de son caractère changeant. L’histoire est plaisante dans ses rebondissements et de par son côté aventures en haute mer, mais il faut bien avouer qu’elle demeure anecdotique dans le cadre du premier tome d’un dyptique. Par ailleurs, on pourra s’interroger sur le fait de faire de la « méchante » jalouse de l’histoire une jeune femme à la stature imposante et aux cheveux courts quand toutes les autres sont de suaves naïades à la longue chevelure… 
Pour le reste, vous l’aurez sans doute compris, difficile pour votre serviteur de rester objectif devant le coup de crayon de Vatine, qui, visiblement, à l’image de la couverture, s’est fait plaisir, mais sans pour autant passer son temps à ne dessiner que des fille à moitié nues. Il serait injuste de limiter son apport au monde de Troy à cela. Certains cadres, voire certains personnages, sont croqués de façon fort réussis, à la fois personnelle tout en ne trahissant pas l’esprit de l’oeuvre originelle.
Bien sûr, il ne s’agissait pas là de l’album de l’année, c’est un fait dont on pouvait être sûr avant même d’avoir feuilleté les premières pages de ce tome 1. Mais les fans de Troy comme de Vatine l’ont l’apprécié sans rechigner outre mesure… Et dans un cas comme dans l’autre, ils sont nombreux !
Diptyque devenu trilogie (le deuxième album se présentait d’ailleurs comme un pur tome de transition qui ne réglait aucun point de l’intrigue), Le Secret de Cixi se conclut finalement avec un troisième tome où Floch prend la place de Vatine côté dessins, un Vatine qui se “contente” ici de signer les storyboards de l’album. 
Le changement est palpable - le trait de Floch est tout de même un peu moins rond que celui de Vatine - mais reste fidèle à la note d’intention et à la touche Troy, notamment bien sur par le biais de la colorisation, sans surprise aucune.
Quant au scénario de cet épilogue… Disons simplement que Thanos et ses noirs desseins prennent de l’importance, non sans que le personnage ait parfois l’air aussi stupide qu’un Lanfeust, la méchanceté chevillée au corps en plus. Mais lui comme les autres semblent avant tout là pour jouer un rôle, disparaissant aussitôt leurs interventions terminées. Il n’en va pas de même avec Cixi, qui s’impose comme une héroïne déterminée et finalement loin d’être aussi frivole qu’en apparence (mais ce que l’on savait déjà…), en proie ici à un cruel dilemme. Un thème qui pourrait d’ailleurs surprendre dans le cas présent, même s’il se retrouve au final traité comme un rebondissement, particulier, certes, mais un rebondissement tout de même, sans qu’il soit anodin pour autant. Il faut aussi compter avec les ingrédients habituels, dont un humour bon enfant et quelques raccourcis. 
Bref, après trois tomes, la série est bien loin d’être devenue incontournable, c’est une certitude. Et les évènements qu’elle nous compte demeurent anecdotiques à l’échelle de la “fresque” Lanfeust, en partie à cause de leur mise en scène. Mais elle constitue malgré tout une lecture distrayante. 

6.0/10

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