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Alim le Tanneur

(Ce Cycle est Terminé)

Auteur : Wilfrid Lupano (Proposer une Biographie)
Dessinateur : Virginie Augustin
Alim le Tanneur

Le Secret des Eaux

Dans l’empire de Jesameth, être un hors-caste, c’est n’être pas tout à fait un homme. Alim le tanneur est de ceux-là. Il se charge de “recycler” les corps sans vie des sirènes tueuses qui viennent échouer sur les plages de la cité impériale. Mais le destin redistribue parfois les rôles. Un soir, l’océan vient confier au plus humble des hommes le plus grand des secrets…

Alim le Tanneur

Le Vent de l'Exil

Recueillis par un village d’éleveur, Alim et sa famille découvrent une société sans caste où un bonheur simple semble possible. Rattrapé par l’empire, ils seront les témoins des méthodes barbares avec lesquelles sont propagées les paroles de Jesameth auprès des contrées profanes. À Brahmalem, le pouvoir théocratique se fissure et fait place aux ambitions individuelles.

Alim le Tanneur

La Terre du prophète pâle

Dix ans ont passé depuis la mort de Pépé et autant d’années pour Alim, fait prisonnier, sans nouvelles de sa fille Bul ni du monde extérieur. Récupéré par un sorcier, il est alors rattrapé par l’Empire jézaméthien. Son ancien peuple, les adorateurs de Jézameth, a traversé l’océan interdit afin de propager la bonne parole aux contrées profanes. La conquête d’un nouveau monde est en marche.

Alim le Tanneur

Là où brûlent les regards...

En route pour la gloire de Jésameth, l’expédition vers l’île Sainte montée par l’empereur Khélob tourne au fiasco. Et, ironie du sort, tout repose sur les épaules d’Alim. Situation impossible pour le hors-caste blasphémateur qui doit braver la puanteur des marais Mojah à laquelle s’ajoute la fièvre fanatique ambiante. Pourtant, Alim avance, car il n’a pas d’autre piste pour retrouver sa fille Bul…


Critique

Par Snowcrash, le 08/07/2008

Alim le Tanneur est le premier coup d’essai de la dessinatrice Virginie Augustin (issue de la célèbre école des Gobelins) et du scénariste Wilfrid Lupano. Et il faut reconnaître que leur coup d’essai est un coup de maître.
Cette série prévue en 4 tomes a tous les atouts pour devenir un chef d’oeuvre à posséder. Pour une fois je ne commencerais pas ma critique par le scénario mais par le dessin. En effet, la première chose qui « frappe » est l’incroyable maîtrise des couleurs et de la mise en page.
La mise en couleur informatique est tout simplement excellente, pour un peu on pourrait croire à un travail en couleur directe. Les couleurs pâles et les tons pastels soulignent parfaitement l’univers oriental sur lequel l’histoire s’appuie.
La lecture de l’album est des plus agréable grâce à de grandes cases et un découpage simple mais efficace. Les personnages sont très bien proportionnés et dessinés quoique parfois un peu trop grand sur certaines cases (bien que ce soit très rare, on peut citer les moines du tome 3). Et les expressions du visage de la petite Bul sont adorables.
Mais si le scénario n’est pas la hauteur, le dessin, aussi beau soit-il, ne changera rien au fond. Heureusement pour nous, le fond est tout aussi bon que la forme. L’histoire met au premier plan le fanatisme religieux et son utilisation en tant qu’instrument de pouvoir. Mais quand Alim, un homme modeste et simple, et sa fille Bul découvrent les armures du prophète Jésameth dans le ventre d’une baleine échouée sur la plage, c’est le début des problèmes pour cette petite famille.
Le scénario est très bien mené. On sent que l’auteur a déjà écrit toute son histoire car il sait parfaitement où il veut aller. D’ailleurs, les sauts temporels entre chaque album pourront surprendre plus d’un lecteur car c’est assez inhabituel dans une série de fantasy de sauter plusieurs années entre chaque album (2 ans entre le premier et le deuxième, 10 ans entre le deuxième et le troisième).
Les auteurs se sont fortement inspirés de notre monde actuel pour illustrer les différents lieux parcourus au cours des albums : l’Orient des Milles et une Nuit, le Tibet, l’Afrique, la civilisation maya… tant de lieux qui permettent au lecteur de voyager dans des décors magnifiquement illustrés.
Un gros coup de coeur pour l’adorable petite Bul dont l’innocence, le comportement et les expressions apportent un vent de fraîcheur pendant la lecture des deux premiers tomes. Les « méchants » ne sont pas en reste non plus. Ils suivent leur propre objectif et, chose bien vue par l’auteur, ne sont pas bourrés des stéréotypes classiques qui en ont font les têtes de turcs du lecteur.
Le saut de 10 ans du 3ème tome pourra nous faire regretter la disparition de certains personnages (qui reviendront, je l’espère, dans le dernier tome), mais en contre-partie, de nouveaux personnages, tout aussi intéressants (en particulier le comique sorcier africain) font leur apparition. Et ce changement de période est un bon coup des auteurs car il permet de renouveler l’intérêt du lecteur.
En tout cas, Alim le Tanneur possède une histoire très travaillée qui intriguera plus d’un lecteur. Reste à attendre le dernier tome pour découvrir la vérité sur le prophète Jésameth. Voici une Grande Série qui se relit avec plaisir tant au niveau des dessins et de l’histoire, mais surtout pour l’univers dans lequel elle nous plonge.

9.0/10

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