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Auteurs, E-mail : Gillossen
Numéro ICQ : 72496479
Dernière Mise à jour : 08/03/2002

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Où l'on apprend qu'il est des évidences dont il faut savoir s'abroger, et où Archibald promeut les valeurs "love and peace".

Chapitre 13 > Chapitre 14 [PDF] > Chapitre 15

lors, Bellérophon, tu joues moins les hâbleurs de service, on dirait ! Tu n'es pas content de revoir ton amie ? Tu ne lui dis même pas bonjour ? Ce n'est pas très poli envers une si charmante demoiselle... "
Et en effet, Archibald n'aurait jamais imaginé une chose pareille. Lord Funkadelistic s'était servi de ses connaissances immenses pour retourner dans son monde d'origine et capturer la pauvre Kate. Le jeune homme savait qu'il était capable de passer d'un univers à l'autre, mais il ne se serait jamais douté que ce serait à cette fin. Ainsi, il comptait s'en prendre directement à lui. Mais pourquoi ? C'était la première fois qu'ils se rencontraient ! Que pouvait-il bien savoir de lui pour que cela le pousse à s'en prendre à sa camarade ? Archibald ne s'attendait nullement à être exposé de la sorte, et elle encore moins. Qui sait ce que leur Ennemi avait pu lui faire ? Le jeune homme eut beaucoup de mal à déglutir en pensant au pire... Outre le fait que Kate soit évanouie, elle était surtout ligotée par des chaînes, menottée, et portait une tenue moulante tout en cuir qui faisait plus que mettre ses formes en valeur, et qu'il ne lui avait jamais vue.
" Décidément, tu restes sans voix, se félicitait Lord Funkadelistic.
- Comment... Comment as-tu pu oser..., croassa Archibald, les poings serrés, les mâchoires roidies.
- Ah, enfin, tu réagis ! J'ai bien cru que jamais tu ne souffrirais de cette vision...
- Oh oui, je souffre ! Je veux savoir, comment as-tu fait ! Elle n'a jamais voulu jouer à la maîtresse SM avec moi ! s'écria le jeune homme, les larmes aux yeux.
- Plaît-il ? Mais de quoi... "
Même pour l'Ennemi en personne, Archibald savait se montrer complètement déconcertant. D'un doigt, Lord Funkadelistic rajusta ses lunettes, ses lèvres minces et pâles formant un rictus indécis. Puis il embrassa d'un regard toute l'étendue de la vaste prairie maintenant dévastée, chaises et tables renversées, tentes dont les pans volaient aux vents, stands délabrés, le tout en quelques secondes à peine... Derrière lui, les misérables érudits de la Faculté s'étaient réfugiés dans leur tour faite de citrouilles... Son sourire frondeur revint. Il aurait pu la transformer en autant de Jack O'Lantern flambant du premier au dernier étage en un seul mot de commandement, mais il se retint. Le moment n'était pas encore venu.
" Ecoute-moi bien, Bellérophon. Quoi que tu puisses dire, cela ne changera de toute manière rien du tout.
- Non, mais attends un peu, espèce de sosie de John Lennon au rabais ! Je ne t'ai strictement rien demandé, moi ! C'est toi qui vient de m'interpeller, avec tes déclarations grandiloquentes ! Mais tu es grotesque, laisse-moi te dire ça, puisque tu n'a pas l'air d'être en mesure de t'en rendre compte tout seul ! Et si c'est là tout ce que tu as à me dire, eh bien, tu peux plier bagage ! Non, mais, franchement, tu viens troubler cette fête juste pour nous dire trois mots ? Rentre chez toi !
- Tu voudrais me faire croire que voir ton amie Kate ainsi à mes pieds ne te dérange absolument pas ? s'enquit doucereusement l'Ennemi, apparemment peu dérangé par l'aplomb du jeune homme.
- C'est cela même, répliqua celui-ci, croisant les bras sur son torse, et défiant Lord Funkadelistic du regard.
- Eh bien, je n'en crois pas un strict mot. Mais libre à toi de mentir. Après tout, ce n'était qu'une... visite de courtoisie de sa part, prit-il le temps de bien choisir ses mots. Et puis, elle va repartir avec moi. Lorsque je l'ai trouvée, commença-t-il à raconter d'un ton badin, laissant chacun libre de l'entendre, jusqu'à l'autre bout de la prairie, elle n'était pas très contente de son sort. Déjà que tu la délaissais, mais là... Cinq mois sans nouvelles... Tu avais battu ton record !
- Cinq mois ? ne put se retenir de s'exclamer en écho Archibald.
- Oui, cinq... Je vois que l'on s'est bien gardé de t'expliquer exactement ce qu'il en était de la différence d'écoulement du temps entre ces deux mondes, n'est-ce pas ? Quelle faute de goût impardonnable ! C'était pourtant la moindre des choses, tu n'es pas de mon avis ? Bref..., et son sourire s'élargit tandis qu'il contemplait la mine défaite de son compatriote d'exil, j'ai une prédilection pour les jeunes filles qui viennent de connaître une déception amoureuse, et on peut dire que dans le cas de la petite Kate, c'était plus qu'une évidence... Elles sont... à la recherche d'un certain réconfort, de quelqu'un qui les comprenne sans les juger, je crois que tu me suis. Elles sont fragiles et plus malléables que d'ordinaire... Je n'ai plus qu'à claquer des doigts, et je leur impose mes quatre volontés, il suffit de demander ! Et tu imagines ce que j'ai pu lui demander, bien gentiment ? murmura l'Ennemi, se penchant en avant, son ombre enveloppant le jeune homme tout entier.
- Des œufs au plat ? Appeler l'hôpital psychiatrique le plus proche ? Te payer une cure de désintox sexuelle comme Michael Douglas ? En tous cas, tu ne dois pas être l'instigateur de la journée de la femme, ça...
- Tu es méprisable..., déclara en retour Lord Funkadelistic, d'un ton ô combien sentencieux. Tu aurais dû deviner que je parlais d'autre chose... De choses à un endroit jugé communément inconfortable... Non, je ne parle pas de la banquette arrière d'une Volkswagen, petit amateur d'humour douteux ! Mais peu m'importe, je ne vais pas te supporter plus longtemps pour le moment. J'ai beaucoup mieux à faire, tu devrais être content de me voir partir. Ce n'est pas le cas à voir ta tête, étrange, non ? Est-ce à cause de Katie ? Quoi qu'il en soit, je tenais simplement à ce que vous vous rappeliez tous clairement ma présence, toujours au-dessus de vous... Vous ne pourrez pas y réchapper. "
Sur ces lugubres paroles, leur Ennemi s'en alla comme il était venu, dans un tourbillon d'éclairs, abandonnant chacun à ses propres stupeur et anéantissement. La fête qui aurait dû célébrer la levée d'une brise d'espoir pour tous les gens ici réunis s'était changée en une horrible tempête de dévastation qui n'avait pas épargné le moindre buisson. Les rongeurs des deux brigades de C.R.S couraient en tout sens, piaillant, agitant en l'air leurs petites épées, et paraissant surtout tout à coup bien dérisoires et incapables face à la mission qui leur avait été assignée. Mais qu'auraient-ils pu faire ? Qui aurait pu faire quoi que ce soit à leur place ? Archibald n'en savait rien. Ses étourdissements le reprirent, et il ne fit pas d'efforts pour se contenir lorsqu'il sentit que ses jambes ne souhaitaient pas le porter plus longtemps pour l'instant. A genoux dans l'herbe, hébété, il ne regardait nulle part ailleurs, entendant à peine le brouhaha qui s'étendait tout autour de lui. Les portes de la Tour du Savoir Secret Salvateur s'ouvraient à nouveau, la cour du Roi Nougat, abusée jusqu'au dernier de ses membres, se précipitait en direction de son campement sans se soucier de plus rien d'autre, et tous les autres convives se contentaient d'échanger des regards pour le moins inexpressifs, eux aussi encore sous le coup de l'apparition spectaculaire de Lord Funkadelistic.
Sans crier gare, le jeune homme vit se planter devant lui les deux longues jambes de Miss Indrema, et tout ce qui allait avec le corps sculptural de la dryade.
" Allons, levez-vous, lui dit-elle, et Archibald obtempéra sans même lui rétorquer une réplique acerbe. Je voulais vous dire, continua-t-elle, les traits durs, les mains sur les hanches. Vous m'avez encore déçue, j'espérais mieux de vous ! N'avez-vous donc aucune compassion pour cette pauvre fille ? "
Le jeune homme se redressa tout à fait, sursautant. Miss Indrema interpréta mal ce geste, croyant simplement qu'il réagissait à sa remarque sur sa prétendue indifférence. Archibald écarquilla les yeux en la dévisageant... Elle ne vit pas venir sa gifle cinglante. Médusée à son tour, il lui fallut un certain temps avant d'oser lui faire face à nouveau, alors que de nombreuses personnes s'étaient retournées de leur côté au bruit de la claque.
" Vous n'avez absolument rien compris, la semonça Archibald, plus sérieux qu'elle ne l'avait jamais vu auparavant. Vous pensez sincèrement que ce que j'ai vu m'a plu ? Ou que je m'en fichais éperdument ? C'est d'une bêtise ! Il n'attendait que ça, votre Ennemi, que je me laisse aller ! Et si j'avais opté pour ce qu'il espérait de moi, qui sait ce qu'il aurait fait à Kate pour mieux me rendre fou ? J'ai préféré jouer le détachement, et tant pis s'il ne m'a pas vraiment cru... L'essentiel est qu'il n'ait rien tenté contre elle. Devant moi...
- Cela, vous n'en savez rien, intervint Charmant, qui arrivait en courant auprès d'eux, essoufflé. Et excusez-vous tout de suite ! C'est incroyable ! Pour qui vous prenez-vous ? Oser frapper une femme ! Miss Indrema, vous allez bien ? Ce rustre ne vous a pas fait trop mal ?
- Non, je n'ai rien, lui répondit-elle à contre-cœur, alors qu'elle aurait préféré garder le silence. Et puis, je l'ai mérité..., acheva-t-elle pour elle-même.
- Oh, Charmant, je vous conseille vivement de vous taire, le tança le jeune homme. Je ne suis pas d'humeur à vous supporter... Just shut the fuck up !
- Voilà qui est clair, grinça des dents le Prince en retour. Laissez-moi vous dire alors que je ne vous aime pas du tout !
- Comme si je n'avais pas remarqué, sombre idiot...
- Et que quand je vois que c'est encore à cause de vous que tout cela s'est produit, je...
- A cause de moi ? s'emporta un Archibald cette fois les nerfs à vif. Vous... Oh, je ne sais même pas quoi dire tant votre cas semble désespéré ! Il s'est trouvé que j'étais dans le coin et qu'il m'a vu, mais il comptait venir de toute manière, alors arrêtez de divaguer, vous l'avez entendu aussi bien que moi ! "
Sur ce, le jeune homme partit à grandes enjambées à la recherche d'un arbre sous lequel s'asseoir, quand bien même ce n'était pas dans l'espoir de trouver la sérénité du Buddha. Tous les autres professeurs étaient maintenant sortis pour une réunion improvisée en plein air, de la plus haute importance. La dryade s'était éloignée, demandant à Charmant de la laisser seule elle aussi, et s'était portée au secours du Doyen de la Faculté, qui reprenait à peine ses esprits. La vision de Lord Funkadelistic pénétrant si facilement au cœur de leurs défenses, dupant la confiance et la vigilance de tous avait fait plus que l'ébranler. Il avait été bien près de prendre une attaque et de mourir sans combattre face à son pire Ennemi. Cette éventualité pathétique lui cuisait tout autant que si cela s'était vraiment passé. Soutenu d'un bras par Miss Indrema, il vint lentement rejoindre son personnel, tandis que ceux-ci s'occupaient de répondre aux diverses sollicitations dont ils étaient tous l'objet en tant que responsables ou du moins tenus tel quel.
Pendant ce temps, la Belle au Bois Dormant et tous ses gens organisaient déjà leur départ, prompts à retrouver les épaisses murailles de leur château, qu'ils estimaient bien plus sûres, surtout après ce terrible fiasco. Peu importait ce qu'elle était censée incarner, peu importait le sort du véritable Roi Nougat, et ce qu'il pouvait bien subir en ce moment même... Chacun ne se préoccupait que de lui seul, partout. La cohue était maintenant tout aussi importante que sur le coup de ce dramatique incident. Le vieux sorcier en était encore à reprendre son souffle et tenter de faire le vide dans son esprit lorsque la voix nasillarde du Prince Charmant s'éleva une fois de plus pour se plaindre.
" Bellérophon n'est pas là, Doyen ! De plus, il s'est comporté comme un goujat avec Miss Indrema ! Je propose que l'on commence sans lui ! De toute façon, il n'écoute jamais !
- Est-ce vrai ? s'enquit le vieux sorcier en levant les yeux vers la dryade, sans plus se soucier que cela des protestations de Charmant.
- C'est sans importante, affirma-t-elle en dirigeant son regard noisette vers la seule personne qui ne la questionnerait pas même muettement, Vlad, enfermé dans son cercueil.
- Bien..., préféra ne pas aller plus loin le Doyen. Chers enseignants, de tous bords... Le plus dur nous attends, je le crains... Est-ce que quelqu'un pourrait aller chercher le professeur Bellérophon ? soupira-t-il en s'appuyant tout à coup sur sa canne de tout son poids, oubliant pour la première fois en public les apparences.
- J'y vais ! " fit une petite voix savoureuse et bondissante.
Sans demander son reste, la fée Lacyon s'était levée et était partie en voletant droit sur le jeune homme, plus rapide qu'une fusée, et tant pis si ainsi de nombreux mâles quels qu'ils soient profitaient de la vue pour suivre du regard son popotin volant, spectacle toujours appréciable, j'ose croire que vous amis lecteurs ne me contredirez pas, même si vous n'avez pas pu assister à ce genre de scène, du moins, pas exactement de manière identique...
" Archibald ! l'apostropha-t-elle en se posant devant lui. Je suis venue vous chercher... "
Le jeune homme lui jeta un œil sans s'attarder sur son apparence faussement négligée, avachi contre le tronc du chêne sous lequel il s'était laissé tomber. Bien évidemment, comme par hasard, l'épaule gauche de la fée s'était dénudée durant le trajet, et il fallait qu'elle fasse admirer son déhanché tout en lui parlant... Archibald se sentit gagné par une nouvelle bouffée d'euphorie, mais cette fois, c'était le comportement de Lacyon qui en était à l'origine. Elle paraissait tellement peu concernée par tout ce qui se passait autour d'elle ! Lui-même, alors que ce n'était pas son monde, s'investissait plus, donnait de sa personne, en subissait les conséquences ! Epuisé nerveusement, il ne put s'empêcher de lui rire au nez.
" Vous avez effectué un joli vol, en rase-mottes.
- N'est-ce pas ? lui répliqua-t-elle avec un sourire frondeur. C'était pour aller plus vite, améliorer la... pénétration...
- Dans l'air.
- Pardon ?
- Vous avez oublié dans l'air, dans votre phrase. La pénétration dans l'air.
- C'était peut-être un manque volontaire..., ronronna-t-elle, s'inclinant devant lui, les deux mains sur ses genoux, lui offrant un panorama complet du Grand Canyon, tête en bas.
- Oui, il doit y avoir un sacré manque... Vous n'arrêtez jamais, exact ? rétorqua-t-il, sans dissimuler le fait qu'il ne la regardait pas dans les yeux.
- Le devrais-je ? le caressa-t-elle du regard encore un ton plus bas.
- D'accord, alors dans ce cas, écoutez un peu. Oui, oui, à l'oreille ! "
La fée Lacyon se rapprocha alors encore du jeune homme, intriguée et curieuse. Celui-ci se redressa quelque peu contre le tronc, et joignit le geste à la parole en lui chuchotant d'indistinctes paroles au creux de l'oreille, empêchant tout indiscret de les entendre en s'isolant de sa main. Les seules choses à être visibles étaient le teint de plus en plus rouge de Lacyon et ses ailes battant machinalement à une cadence de plus en plus soutenue... Au bout de plusieurs minutes, Archibald s'écarta benoîtement, sans la quitter des yeux, le sourire aux lèvres. La fée lui demanda quelque chose, et il acquiesça vivement, accompagnant cette réponse positive par d'étranges gestes presque cabalistiques, traçant diverses figures dans l'air, sous le nez mutin de Lacyon qui n'en paraissait que plus troublée, le dit nez s'agitant plus encore que celui d'un lapin nain courant à travers tout votre appartement avec pour seul but, des fils électriques à ronger... Puis, le jeune homme lui tira la langue, ou plutôt, il la laissa s'agiter à l'extérieur avant de la faire claquer et de terminer par un clin d'œil appuyé. La fée s'en retourna à pieds, incapable de décoller.
" Alors ? fit le Doyen.
- Il... Il arrive..., bégaya-t-elle distraitement.
- Et c'est cela qui vous a mise dans cet état ? se moqua de sa voix rugissante Barbe Bleue, s'en tapant les cuisses de rire en voyant le visage congestionné de la fée, des perles de sueur roulant de sa chevelure argentée.
- Mais non, gros imbécile ! C'est juste que... qu'il m'a expliqué ce qu'il me ferait si je continuais à... à... le harceler, poursuivit-il en écorchant ce dernier mot, comme si le terme de harcèlement lui était complètement étranger.
- Il vous a donc menacée, le malotru ! s'indigna le Prince Charmant, se levant de son siège.
- Pas du tout..., fit rêveusement Lacyon, deux doigts passant sur ses lèvres. Il a juste dit qu'avec ses... [censuré] et sa...[censuré], il me...[censuré] et...[censuré] puis qu'il...[censuré] jusqu'à ce que je...[censuré]
- Mais.. Mais, mais... Sans sa...[censuré] Enfin, son...[censuré] ?
- Oui, oui, sans sa...[censuré] Juste un...[censuré]
- Oh ! répondit Charmant en hochant la tête, alors qu'il n'avait pas compris la moitié de ce que voulait exprimer la fée. Je ne savais pas que l'on pouvait faire des choses là, seulement avec sa...[censuré] Et ses...[censuré] "
Malheureusement pour lui, le Prince connaissait l'infortune d'être en plus de quelqu'un de superficiel, vain, et borné, un amant bien peu imaginatif... Il se rassit l'air dubitatif, comme s'il tentait de rassembler ses pensées en quête des éléments manquants, une main triturant la poignée de son épée d'apparat. Quelque peu gêné, le Doyen toussota en demandant un rappel au calme. Chacun se ressaisit sous la pression de son regard. Ils n'auraient jamais pensé tous autant qu'ils étaient qu'il leur faudrait improviser si vite un conseil de guerre, et encore moins que cela se déroulerait après une débâcle, le jour même des célébrations qui auraient dû les voir reprendre courage... Comble de l'infortune, la sensibilité de chacun était bien trop exacerbée en ce jour, et les discussions ne tardèrent pas à s'envenimer, tout le monde pestant après tout le monde, et Charmant faisant encore et toujours remarquer l'absence d'Archibald, qui semblait introuvable, ne se sentant visiblement pas d'humeur à rendre la justice ou autre chose sous son chêne... Ils étaient tous debout à se quereller tout en jouant à qui hurlerait plus fort que le voisin, tout cela sans que personne ne se soucie de les voir se déchirer en public, lorsque le jeune homme réapparut, comme sorti de nul part. Peut-être était-ce le nuage de fumée qui l'entourait qui avait préservé son approche surprise. Archibald leur présenta alors sa création, comme un magicien fait sortir un bouquet de fleurs de son chapeau.
" Bon, écoutez tous, si l'on veut avancer, il serait peut-être temps de fumer le calumet de la paix ! Je vous présente ma création ultime dans ce domaine, le porc-épic ! "
Loup l'avait bien mis en garde devant ce monstre de plus d'un pied de long, sur le fait que malgré ses dimensions impressionnantes, il risquait fort de manquer d'efficacité pour cause de tirage trop faible, quand bien même il comptait plusieurs entrées... Le pourfendeur des trois petits cochons - qui n'avait pas mis longtemps à retrouver ses chaînes et son bonnet cette fois aux couleurs de l'équipe de base-ball des New York Yankees - était surtout mécontent parce qu'il avait perdu l'équivalent de cinq barrettes de Népalais qu'il avait bien eu du mal à récupérer et qu'il aurait pu mettre des semaines entières à écouler dans l'enceinte de la Faculté. Mais il fallait bien obéir à ses professeurs. Si l'on commençait à mettre en doute cette règle de conduite, où s'arrêterait-on ? En attendant, le jeune homme n'avait pas perdu une seconde une fois la bête en main, l'allumant tandis qu'il courait rejoindre ses collègues. Avant même que le Doyen ait pu dire quoi que ce soit en guise de protestation, Archibald lui tomba dessus.
" Et ne crapotez pas ! " le pria-t-il en lui tapotant le dos.
Il ne fallut pas longtemps pour que l'ambiance plombée et orageuse ne redevienne beaucoup plus respirable, du moins, façon de parler. Les sages s'étaient isolés dans les hauteurs de leurs cimes inaccessibles, protégés par une ceinture de brume odorante... De temps à autre, leurs rires descendaient jusqu'au commun des mortels, ne sachant comment interpréter ces signes... Les élèves avaient été bien entendu maintenus tous à l'intérieur de la Tour du Savoir Secret Salvateur, parqués là par les surveillants et même quelques marmitons appelés à la rescousse. Certains ne savaient strictement rien de ce qui avait pu advenir, mais les plus grands ne manquaient pas d'avancer hypothèse sur hypothèse, convaincus d'avoir raison à chaque fois. Tous pressentaient bien par contre qu'il y avait eu des difficultés imprévues, c'était le moins que l'on pouvait dire. Mais le personnel de la Faculté ne voulait rien leur révéler, pas encore du moins. La classe dont Archibald était professeur principal était la plus soucieuse de toutes. Car il était aisé pour eux d'immédiatement imaginer que leur enseignant était directement impliqué, étant donné ce qu'il avait déjà fait depuis son arrivée. Un professeur bien occupé...
" Alors comme ça, ça fait cinq mois que je suis ici ?
- Hi, hi, hi, mais oui, mais oui ! lui répondait le Doyen, riant aux larmes.
- Et vous comptiez me prévenir quand ?
- Jamais, voyons !
-Ah, ah, comme c'est drôle ! " gloussait avec lui Archibald, mais d'un rire jaune, récupérant le grand cône pas encore à moitié fumé pour le passer à nouveau au vieux sorcier. Vraiment, vous êtes un sacré plaisantin ! Et vous supposiez sans doute que je ne vous poserais jamais la question ?
- Le fait est que je vous pense trop bête pour vous en soucier ! Vous posez la question, j'élude, et vous ne revenez pas à la charge avant dix jours. Et ainsi de suite !
- Comme c'est astucieux ! renchérit le jeune homme, les yeux tout aussi pétillants que ceux du Doyen, mais la voix sarcastique au possible.
- Je ne vous le fais pas dire ! "
Archibald avait été contraint de faire appel à Loup pour trouver de l'herbe enchantée en provenance de son propre monde, et non pas de ce pays féerique. Il lui devait donc un service, mais il savait qu'il pouvait compter sur le loup pour ne pas lui causer de soucis supplémentaires avec cela pour le moment. Le jeune homme avait voulu obtenir confirmations de certains des dires de Lord Funkadelistic, sans parler de faire un peu bouger les choses, ce qui pouvait sembler paradoxal, je vous l'accorde, chers lecteurs. En général, fumer du cannabis n'est pas le meilleur moyen de se plonger avec volonté et promptitude dans de nouvelles perspectives. Toutefois, Archibald était convaincu qu'ils perdraient tous moins de temps à planer une heure que se disputer durant toute la nuit. Et il n'avait pas tort. Sous la pâle lueur des blanches étoiles, un nébuleux nuage, opaque et aux lourdes effluves, se répandait peu à peu dans tous les recoins de la prairie, grimpant jusqu'au premier étage de la Tour, et tous ceux qui s'apprêtaient à fuir au plus vite s'en retrouvaient apaisés, minimisant l'apparition dantesque et terrifiante de l'Ennemi dans un bouquet de pensées toutes plus colorées les unes que les autres.
" Ah, vous voyez bien que cela ne servait à rien de se précipiter comme ça ! Il faut toujours faire confiance au Judgement Night ! " décréta encore le jeune homme, se souvenant du seul film à sa connaissance à avoir rapporté plus d'argent par le biais de sa bande originale que par ses entrées aux guichets.
Miss Indrema était en réalité seule à ne ressentir aucun effet du chanvre, quelle que soit sa provenance, de par sa condition de dryade, être vivant profondément relié à la Nature. Et pourtant, elle se sentait étrangement perturbée depuis la veille. C'était pareil à un engourdissement l'envahissant peu à peu. Pourtant, elle ne pouvait déjà être appelée à rejoindre la Forêt, elle était bien trop jeune ! Depuis son " aventure " avec Archibald Bellérophon, elle s'était posée de nombreuses questions à ce sujet. Avait-elle trouvé l'amour ? Et voilà qu'au contraire de ce qu'elle était venue à imaginer, elle se montrait réceptive aux avances de Charmant tandis qu'une nouvelle venue était apparue du côté du jeune homme, la dénommée Kate... Etait-ce là un signe destiné à lui montrer qu'il ne fallait pas chercher à aller plus loin ? Il y avait quelque chose de réellement troublant... Charmant lui avait fait tant de fois comprendre son intérêt pour elle, et en retour Miss Indrema lui avait signifié avec une obstination comparable qu'elle n'était pas du tout intéressée. Et ce soir, elle n'avait réagi qu'après qu'il ait posé les mains sur elle, et sans le rejeter. Elle n'avait tout simplement pas pu... Mais à présent, Charmant était atteint par la somnolence, comme tous les autres professeurs, excepté le Doyen, toujours surexcité en ce qui le concernait, et Archibald, qui n'avait pour ainsi dire pas touché à son cône magique. Au moment où celui-ci fit mine de s'éclipser, la dryade lui emboîta le pas. Comme s'il ne l'avait pas vue le suivre, Archibald continuait droit devant lui, s'éloignant en direction de la Tour. Il fit signe au loup de le rattraper à l'intérieur du bâtiment, ce à quoi l'animal lui répondit d'un geste de la patte. Mais Miss Indrema le saisit par le poignet. Le jeune homme fit prestement volte-face, prouvant qu'il n'avait pas été dupe des intentions de la dryade.
" Si vous voulez des excuses, elles sont à vous, lui annonça-t-il sans attendre.
- Ce n'est pas de ça dont il s'agit. Ou plutôt... Ce serait à moi de vous faire des excuses...
- Et si vous m'offriez vos charmes alors pour vous faire pardonner ? Je plaisante, ajouta-t-il avant de se prendre une gifle selon lui tout aussi méritée que celle qu'il lui avait donnée.
- Vous l'aimez ? Cette jeune femme ? demanda-t-elle timidement.
- L'aimer ? Je ne sais pas..., secoua-t-il la tête. Je ne me suis jamais vraiment posé la question avec elle. On se retrouvait, même si à côté, on... En fait... A supposer que... Ce serait la seule personne avec qui je pourrais tromper quelqu'un d'autre sans me sentir en faute. Cela doit bien avoir un sens...
- Oui sans doute, ce que je vois, c'est que vous n'êtes pas très moral, rétorqua Miss Indrema en faisant la moue.
- Vous me posez une question, j'y réponds, fit Archibald en haussant les épaules. Que voulez-vous que je vous dise de plus ? Ce qui est sûr, c'est que je ne compte pas la laisser entre les mains de ce malade. Après tous les efforts que j'ai pu faire... Il est hors de question que ce soit lui qui en profite ! Ah, dire qu'elle était toute de cuir vêtue..., soupira-t-il, rêveur.
- Je vois...
- Oh, je n'en suis pas sûr, mais si vous le croyez... Vous savez, je n'apprécie vraiment pas que personne ne m'ait prévenu que le temps passait aussi vite, de ce côté-ci de la barrière, changea-t-il de sujet. Alors que personne n'a pris de pincettes pour m'adresser toutes sortes de reproches, même à propos de choses totalement insignifiantes. Je crois sincèrement que s'il n'y avait pas Kate maintenant... Je serais déjà parti, et peu m'importe ce que le Lord Fucka peut comploter !
- Ce n'est pas Lord F...
- Je ne crois pas que cette divergence de prononciation soit des plus appropriées à débattre pour le moment ! déclara le jeune homme la bouche en cœur. Ecoutez, je veux sauver une jeune fille en détresse, je trouve que c'est exactement dans le ton d'une aventure en Terre de Féerie, vous ne trouvez pas, chère dryade, reine de ces bois ? Alors, au lieu de me retarder...
- Parce que vous comptez foncer tête baissée ? le rabroua Miss Indrema, loin de le laisser s'en aller, mais au contraire resserrant sa prise.
- Ne serrez pas si fort, s'il vous plait, on dirait un vieux saule !
- C'est complètement idiot ! Tout à l'heure, vous m'avez fait comprendre que vous n'aviez pas voulu répondre à ses provocations, mais ça ne vous empêche pas de le faire maintenant, pour autant que je puisse en juger ! Vous voulez vous jeter dans la gueule du loup ! s'écria-t-elle, hystérique.
- On m'appelle ? s'enquit Loup, les pattes en porte-voix.
- Non ! répondirent les deux autres à l'unisson.
- A quoi cela aura donc servi, que vous me fassiez la leçon tout à l'heure ? reprit la dryade un ton plus bas, étouffant un sanglot.
- C'est donc ça, vous m'en voulez bel et bien d'avoir levé la main sur vous. Je suis dé...
- Mais non ! l'interrompit net Miss Indrema. Je ne disais pas ça vis-à-vis de moi, mais... pour vous. "
Archibald entendit à peine ses derniers mots. Et ce fut tout aussi doucement qu'il lui répondit.
" Je... Eh bien... Je n'aurais pas cru que vous aviez un cœur d'artichaut, et pourtant, c'est vrai que puisque vous êtes une dryade, c'est possible ", voulut-il maladroitement plaisanter.
Il saisit son menton du bout des doigts et l'obligea à le regarder.
" Ecoutez... Il ne faut pas pleurer ! Si vous êtes bien sage, lorsque je reviendrai, je vous ferai..., commença-t-il.
- Si c'est pour répéter ce que vous avez dit à Lacyon, j'ai tout à fait compris, rassurez-vous ! l'empêcha-t-elle d'en rajouter.
- Dans ce cas, inutile de vous faire un dessin. Je vais avoir besoin de mon épée. Euh, pour autre chose, se crut-il obligé de préciser. Je compte aller visiter le château du Roi Nougat. Après tout, le Doyen avait eu quelques mots à son sujet lors de mon arrivée ici. Il avait dit, attendez, laissez-moi me souvenir, c'est que ça date du premier chapitre, hum... Il faudra vous y rendre un jour, question de patrimoine... A mon avis, cela a à voir avec mon nom, vous ne croyez pas ? J'ai déjà récupéré mon épée, peut-être qu'il y a autre chose à trouver, vous ne pensez pas ? Lorsqu'il sera dégrisé, il faudra que je tire ça au clair. Quoique, ce n'est pas vraiment la peine d'attendre. Let's go ! Oh, une dernière chose ! Si... Si vous savez de quoi je voulais parler tout à l'heure, il faudrait peut-être en profiter pour proposer au Doyen d'instaurer des cours d'éducation sexuelle, qu'est-ce que vous en dîtes ? Et ça vous dirait de faire des démonstrations en ma compagnie ? l'interrogea-t-il avec une niaiserie dépassant tous les critères humains...
- Pas en ces termes...
- On en reparlera. En attendant, si vous pouviez demander à Loup de réunir son gang... Hum, sa famille. Ce petit nuage parfumé m'a donné des idées... "
A des lieues et des lieues de là, ou plus exactement deux cent cinquante bâtonnets de réglisse, le château du Roi Nougat était tombé depuis deux heures, le souverain préférant se rendre et sauver ainsi la vie de quelques uns de ses défenseurs. C'était avant que son conquérant, Lord Funkadelistic, ne décide de faire périr par le fer tous ceux qui avaient déposé les armes face à lui et ses armées, comme autant de lâches qu'ils étaient, d'après lui. Les murailles avaient été lourdement endommagées, des pans entiers de murs disparaissant sous les coups de boutoirs des béliers en bûche au chocolat, des boulets de gelée multicolores qui s'étaient écrasés tout sauf mollement contre les remparts, et des bananes flambées qui avaient allumé des incendies un peu partout dans la forteresse.
Il n'y avait plus âme qui vive dans les alentours. Avec Lord Funkadelistic étaient entrées des hordes entières de corbeaux qui n'avaient pas tardé à chercher pitance sur les cadavres, nuée nuisible de ténèbres se déversant dans les ruelles. Au sommet de la plus haute tour du donjon du château du Roi Nougat, l'un des oiseaux poussa son cri, dressant son bec crochu et tâché de sang vers une Lune aux reflets rougeoyants. Ils furent des centaines et centaines à l'imiter, et tout autant à tournoyer sans cesse comme autant de gardiens mangeurs de morts. Tout à coup, un faucon aux étincelantes plumes blanches arriva de l'est, accélérant sa course céleste plutôt que de se laisser porter par les courants ascendants. Il plongea en piqué sur la masse perpétuellement en mouvement des corbeaux, qui s'écartèrent aussitôt à son passage. L'un d'eux ne s'éloigna pas assez vite, et les serres du faucon lui labourèrent les ailes. Il s'écrasa sur le pavé dans une bouillie de chair lacérée et de plumes ensanglantées.
Un moment plus tard, Lord Funkadelistic congédia d'un geste son animal, qui quitta son épaule en silence. Le jeune homme savourait sa victoire, un sourire torve fendant son visage. Il rajusta ses petites lunettes rondes, mais il n'y avait personne à impressionner, aucun esprit à briser en lui faisant contempler quelques instants l'insondable folie qui ne cessait de brûler au fond de ces orbites, obscures et incommensurables puits de ténèbres. Il n'y avait qu'une seule âme en peine à ses côtés en cet instant, au plus profond de la nuit, lovée contre lui, sa tête blonde sur ses cuisses, dans l'immense fauteuil qu'il avait fait sien. Comme tout ce qu'il croisait en travers de sa route. Kate... L'être qui comptait certainement le plus pour Bellérophon. Cela avait été un plaisir de se l'approprier, et tellement facile ! Il n'avait pas menti à son camarade d'exil. La jeune fille n'était plus qu'un chaton abandonné et peureux, qui quémandait qu'on la recueille... Elle était assez jolie, ce n'était pas une gageure. Petite, fine, mais bien en formes, ses cheveux blonds tombaient dans son cou, une mèche perdue venant de temps à autre dissimuler son regard azur, presque trop clair. Lorsque Lord Funkadelistic l'avait faite sourire, une irrésistible malice avait illuminé ses traits opalins, fins et doux.
Mais depuis qu'il était retourné avec elle en Terre de Féerie, il la maintenait dans un état de stase comparable à ce qu'elle connaîtrait si elle était perpétuellement droguée à l'opium. Dans cet état de demi sommeil permanent, il devait la guider pour chacun des gestes... Il lui fallait préserver sa santé mentale. Du moins, pour un temps... Tandis qu'il lui caressait les cheveux d'une main, il l'entendit quitter sa torpeur quelques instants.
" Est-ce que... Est-ce qu'il va venir ? "
Lord Funkadelistic ferma les yeux, goûtant finalement un peu de repos. Les doigts de sa main libre tapotant le renflement de l'accoudoir en bois précieux, accélèrent leur mouvement, puis se crispèrent.
" Oui... Tu peux en être certaine. Oh oui, il va venir. Bientôt. "
Et l'Ennemi se laissa aller contre le dossier de son siège, à la lueur évanescente des flammes mourantes.
Le monde qui s'offrait à lui suivrait le même chemin. …

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Honnêtement j'ai ri !! Si, si, j'ai ri aux éclats à certains passages... Notamment ce cour magistral sorti de nul part !

Superbe narration, aussi flegmatique que le personnage lui-même. J'adore même le concept de base du caractère d'Archiblad !

Il y a un petit côté guide du routard galactique dans la série de périphrases et métaphores consécutives. Sans compter que la plupart sont extrèmement bien vues.

Et quelle liberté, quelle facilité on sent dans l'écriture... quelque chose de jouissif, vraiment !

Un seul petit regret, pourquoi le personnage n'est-il pas de notre belle vieille France ? Une petite attirance du côté de Fabrice Colin aussi ? Parce que c'est vrai que ça a un petit côté exotique, mais en même temps, là ça aurait été vraiment du jamais vu ! :)

Bref : hilarant et efficace !!
LA SUITE ! ;)

Eolle, le 18/11/2001

Je n'ai pas encore lu les 5 premier chapitres...mais alors là...je suis sous le charme...:-)
Humour...légèreté et intrigues...!
Tout ce que j'aime!!!

...A quand la suite???;-)

Atrusya, le 04/01/2002

Magnifique ! Merveilleux !! Et franchement complètement hilarant !!! Il n'y a pas eu un chapitre ou je n'ai pas éclaté de rire :o) J'attends avec impatience la suite !

Gandalf le gris, le 01/03/2002

Superbe ! Je suis tombée sous le charme du jeune homme dès la première ligne ! J'adore son petit côté stupide même si il est beaucoup plus intelligent qu'on le pense a première vu . à quand la suite ... j'attend avec impacience la suite et j'ai très hâte de voir comment archibald va réagir.

Anyk, le 06/03/2002